Saulieu : une maison mythique

Saulieu et son histoire

Saulieu est un bourg situé sur l’ancienne Nationale 6 (actuellement D906), au cœur de la Bourgogne, à la jonction des quatre départements bourguignons : Yonne, Côte-d’Or, Nièvre et Saône-et-Loire.
Cette ville, créée par les Romains le long de la voie qui menait du sud au nord de la Gaule, a toujours eu un rôle de ville-étape. Cela explique d’ailleurs sa vocation gastronomique : dans les années 1950, par exemple, Saulieu était à 5 heures de Paris en voiture, et il fallait à la fois se restaurer et s’occuper du véhicule.

Alexandre Dumaine, le chef de L’Hostellerie de la Côte-d’Or, triplement étoilé, recevait alors toute la jet-set européenne qui se rendait sur la Riviera ou dans les Alpes.

C’est cet établissement historique qui a fasciné Bernard Loiseau et il a décidé de faire revivre cette maison mythique. Mais l’arrivée de l’autoroute, de l’avion et du TGV a ensuite changé la donne. Si Saulieu n’est plus un passage obligé, on y fait dorénavant le déplacement, grâce à l’autoroute A6.

Passée la porte du Relais Bernard Loiseau, le temps s'arrête et l'on est plongé dans un cocon chaleureux et raffiné, déconnecté des obligations de la vie.

Le Relais Bernard Loiseau est une expérience à part entière qui va bien au-delà de l'excellence de sa table, c'est un lieu uniqueempreint d'authenticité, de chaleur, de savoir-vivre et d'histoire.

C’est un point stratégique d’où l’on peut facilement rayonner vers les nombreux sites. Saulieu est situé entre Chablis et Beaune, Auxerre et Dijon, entre Beaune et Châtillon-sur-Seine, entre l’Auxois et le Morvan.

Alexandre Dumaine - ancien Chef restaurant

Les Classiques de Bernard Loiseau

« Les clients qui ne sont jamais venus au Relais Bernard Loiseau souhaitent découvrir la cuisine de Bernard, totalement épurée et si goûteuse. Elle se retrouve donc en bonne place sur la carte du restaurant, qui propose toujours ses plus grands classiques. Quant à notre clientèle d’habitués, elle aime retrouver ces plats qui n’ont pris aucune ride. », explique Dominique Loiseau.

Retrouvez au restaurant les grands classiques de Bernard Loiseau :
- Jambonnettes de grenouilles à la purée d’ail et au jus de persil
- Sandre à la peau croustillante et fondue d’échalotes, sauce au vin rouge
- Blanc de volaille fermière et foie gras poêlé à la purée truffée
- Ris de veau doré à la purée de pomme de terre truffée
- Rose des sables à la glace pur chocolat et son coulis d’oranges confites.

 

Revivez l' histoire fabuleuse de Bernard Loiseau.

 

   CONSULTEZ NOS CARTES ET MENUS    RÉSERVEZ VOTRE TABLE

Salles à manger

Les salons du restaurant allient le charme des belles pierres de Bourgogne à une jolie touche contemporaine : de grandes tentures framboise et des voilages argentés sur lesquels ruisselle une lumière très douce, des canapés et fauteuils en cuir noir, rendent à l'espace son charme élégant qui donne envie de "prendre un verre" ou de consulter la carte du restaurant en dégustant l’apéritif.

Avec une superbe vue panoramique sur le parc-jardin, notre restaurant se compose de trois salles à manger. Les grandes baies vitrées offrent l’impression de déjeuner directement dans le parc.
Le célèbre peintre Bernard Buffet était un grand ami de la maison. Une autre salle lui est dorénavant consacrée, elle est décorée exclusivement de ses peintures.

Dès que le temps le permet, l’apéritif est servi dans le jardin où une grande terrasse permet de profiter des rayons du soleil ou de se blottir à l’ombre du hêtre pleureur ou du poirier argenté, en écoutant les clapotis des fontaines et le chant des oiseaux.
En outre, à la belle saison, une restauration plus simple et rapide est également servie sur la « terrasse-piscine » pour les clients de l’hôtel qui ont envie de déjeuner en toute décontraction.

Nous possédons également une salle privée équipée et avec vue sur le jardin pour vos séminaires ou réunions.

   La carte
Salle à manger Relais Bernard Loiseau - Saulieu

Petit-déjeuner dans une salle mythique

Commencez la journée dans la salle Alexandre Dumaine, classée Monument Historique, que Dominique Loiseau a fait inscrire en 2010.

Tous les jours, le petit-déjeuner peut être servi dans cette salle mythique qui a conservé le décor du début du siècle dernier, avec des peintures faux-bois sur les lambris d’appui, des glacis sur les murs et des motifs en arabesques sur les solives du plafond peintes en faux-bois. Le sol en céramique de Perrusson est intact. Un majestueux livre manuscrit de 1951, qui servait de cahier de main-courante, trône à l’entrée de la salle, offrant à cette pièce encore plus de prestige. Le portrait d'Alexandre Dumaine, réalisé par un peintre anonyme et daté du 12 novembre 1937, ainsi que des menus et des photographies, sont accrochés sur les murs de la salle.

Horaires : de 7 h 00 à 11 h 00.

   Carte du petit-déjeuner

L'histoire de la Côte d'Or

La Côte-d'Or est acquise en 1904 par Paul Budin et son épouse Elise. Ils dotent l'hôtel du confort moderne de l'époque : chauffage central et salles de bains. Leur chef Jean-Baptiste Monin crée le jambon à la crème, recette qui fait sa renommée et qui fut primée au Salon de Paris en 1924. Dès la création des étoiles de bonne table par le Guide Michelin en 1926, La Côte-d'Or obtient une étoile.

La famille Budin tient cet établissement jusqu'en 1930, date à laquelle il est repris par Alexandre Dumaine (1895-1974) et son épouse Jeanne, lesquels avaient dirigé pendant neuf ans des hôtels réputés en Algérie.

La Côte-d'Or se voit attribuer une seconde étoile dès 1931, puis une troisième en 1935 (conservée jusqu'en 1964). La réputation d'Alexandre Dumaine est à son apogée : on le qualifie de « cuisinier des rois et roi des cuisiniers » (Curnonsky) ou encore « Alexandre le Magnifique ». La Côte-d'Or fait alors partie des « hôtels P.C.A. » (Paris-Côte d’Azur).

Parmi les clients du monde politique, artistique, littéraire, figurent le roi d'Espagne Alphonse XIII, l'Aga Khan, le prince Rainier, le général Juin, Sacha Guitry, Orson Welles, Vivien Leigh, Reynaldo Hahn, Mistinguett, Edith Piaf, Charlie Chaplin, Gary Cooper, Raoul Dufy, Salvador Dali, Rita Hayworth, Bernard Buffet... dont les noms figuraient sur un livre d'or, illustré de dessins, de peintures et de documents photographiques. Ce livre, qui retraçait plus de trente ans d'histoire, fut brûlé par Dumaine dans son fourneau, furieux du commentaire stupide d'un client. A cette époque, La Côte d’Or est l’étape gastronomique obligatoire, avec « Point » à Vienne et « Pic » à Valence.

C’est François Minot qui reprend ensuite l’établissement de 1963 à 1975. Puis Claude Verger décide de le racheter et d’en confier la direction à son poulain Bernard Loiseau, qui lui semble très prometteur. Il a 24 ans, des rêves plein la tête, et une ambition grande comme le cœur. Le nom de Bernard Loiseau sera à jamais indissociable de celui de la mythique Côte d’Or. Il sera l’artisan de sa fabuleuse renaissance.


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Bernard Loiseau pour la une du magazine La table et la route